Par Geneviève Degré-Timmons

Qui est Geneviève DEGRÉ-TIMMONS ?

 

Surnom : la coureuse des bois

Son intérêt continu pour les milieux alpins, arctiques et subarctiques l’a menée en Alberta pour étudier l’habitat du caribou (aussi appelé renne en Europe) et au Nunavik (nord du Québec) afin de fournir un soutien logistique aux chercheurs d’une station de recherche. Depuis quelques années, Geneviève Degré-Timmons étudie l’impact des feux de forêt sur l’habitat du caribou dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Geneviève, passionnée de nature, parcourt la forêt boréale. Quand elle a su que le programme pédagogique d’ATKA avait besoin d’un coup de main pour identifier des plantes arctiques, elle s’est immédiatement portée volontaire ! 

Quelles différences entre toundra et taïga ?

 

Définitions :

La toundra est un type de végétation caractéristique des milieux circumpolaires. Composée de mousses, de lichens, de quelques arbres nains (saules, bouleaux), elle fait transition dans l’hémisphère nord entre la taïga au sud et la zone de glaces dépourvue de toute vie végétale au nord. C’est aussi l’espace géographique correspondant à cette forme de végétation.

La taïga décrit une zone de végétation peu dense composée surtout de conifères (pins, sapins, épicéas, mélèzes) et de feuillus (bouleaux, aulnes) et entrecoupée de tourbières. Elle s’étend en ceinture au nord de la Russie et de l’Amérique, faisant la transition entre la toundra au nord et la forêt tempérée dense au sud.  Cela désigne aussi la vaste étendue possédant ce type de formation végétale.

 

La toundra

Bien que la toundra soit dépourvue d’arbres, on y trouve tout de même des plantes, adaptées à cet environnement. La végétation est essentiellement composée d’arbustes rabougris, de mousses, de lichens et de plantes herbacées telles que les graminées et les cypéracées.

Plus on s’approche du pôle, plus les conditions climatiques deviennent rudes. Elles sont marquées par une longue saison hivernale et une courte saison végétative, généralement 2 à 3 mois. Au-delà du cercle polaire, le soleil ne se couche pas pendant l’été. Peux-tu imaginer cela ? Pas de nuit ! La température moyenne est d’environ 10° C. A cette chaleur relative, la végétation se réveille dans la toundra. Tout fleurit et tout grandit… au ralenti. Malgré cette lumière constante, la quantité d’énergie solaire reçue ne permet pas au sol de dégeler en profondeur. Ce sol gelé en permanence se nomme pergélisol. 

On compare souvent les similarités de climat et de végétation des milieux alpins et de l’arctique. Plus on s’élève en altitude, plus la température diminue. Et lorsqu’on s’approche du pôle Nord, la température baisse graduellement avec la latitude. Cette diminution de température limite le dégel du sol et réduit l’existence et la croissance des plantes. C’est pourquoi, tant en milieu arctique qu’alpin, on trouve une végétation naine et une absence d’arbres. La prochaine fois que tu fais une balade en montagne, observe la végétation. Tu remarqueras qu’elle devient de plus en plus clairsemée et de petite taille lorsque tu t’approches du sommet de la montagne.

La taïga


“Taïga” est un mot russe signifiant “terre des petits bâtons”. En Amérique du Nord, on parle plutôt de forêt boréale. La limite nordique de la forêt boréale dépend de la sévérité du climat arctique. Si le climat est doux, les arbres pourront s’établir à de plus hautes latitudes.

Image 4. Taïga ou forêt boréale des Territoires du Nord-Est, Canada (Photo prise par Geneviève Degré-Timmons)

Ses arbres se sont adaptés aux hivers longs et au climat froid des régions subarctiques. Contrairement aux feuillus, les conifères ont des cônes et des feuilles en forme d’aiguilles qu’ils conservent toute l’année. C’est un feuillage persistant. Bien évidemment, il existe une exception à cette règle : le mélèze (Image 5). Bien que ce soit un conifère, il perd ses aiguilles chaque année. Avoir des feuilles persistantes réclame moins d’énergie et de nutriments à la plante que produire des feuilles caduques chaque année.

La taïga


“Taïga” est un mot russe signifiant “terre des petits bâtons”. En Amérique du Nord, on parle plutôt de forêt boréale. La limite nordique de la forêt boréale dépend de la sévérité du climat arctique. Si le climat est doux, les arbres pourront s’établir à de plus hautes latitudes.

Image 4. Taïga ou forêt boréale des Territoires du Nord-Est, Canada (Photo prise par Geneviève Degré-Timmons)

Ses arbres se sont adaptés aux hivers longs et au climat froid des régions subarctiques. Contrairement aux feuillus, les conifères ont des cônes et des feuilles en forme d’aiguilles qu’ils conservent toute l’année. C’est un feuillage persistant. Bien évidemment, il existe une exception à cette règle : le mélèze (Image 5). Bien que ce soit un conifère, il perd ses aiguilles chaque année. Avoir des feuilles persistantes réclame moins d’énergie et de nutriments à la plante que produire des feuilles caduques chaque année.