Léa Broussard
Instant 0.

D’abord il y a le Groenland. Un lieu un peu retiré, que l’on imagine
blanc et dans lequel on se sentirait tout petit. Puis il y a un bateau.
Il navigue sur la mer, glisse de terres en terres.
À son bord, il y a des gens, émoussés par l’usure de leur quotidien.
Alors ils ont décidé de plonger au coeur de l’inconnu. Ils vont
se rencontrer et, passé l’excitation et la peur, s’apprivoiser, échanger.
S’habituer. Un voyage c’est d’abord ça. C’est comme jouer
une nouvelle pièce. L’espace nautique est le plateau de jeu. Les corps
dansent dans les coursives. Dans ce huit clos, chaque odeur, geste
ou mot, pris indépendamment, révèle un peu de la singularité
de chacun.L’anecdote, c’est peut être ces petits gestes effectués
machinalement tous les jours. Et, si l’on y prête attention, ils racontent
une histoire.
ATKA pour Léa, c’est se réinitialiser. Aller au-delà de ses peurs,
vers l’inconnu.